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L' ESPRIT, le mental.. qu' en dire

L'Esprit, le Mental, ce sont des mots que l'on entend souvent dans le milieu du Judo.
Pas toujours employés à bon escient, ils stigmatisent le ou la mais plus souvent le judoka qui n'est pas dans le même courant de pensée que celui qui emploi le mot. Ainsi le judoka un peu trop critique sur l'arbitrage, sur l'enseignement d'un Educateur, sur l'attitude de tel autre, sur les décisions fédérales, bref qui ne semble pas épouser les régles qui régissent le judo devient quelqu'un qui n'a pas l'esprit, le mental...et par la même suspect de bien des choses et pas trés fiable, quelqu'un a qui on ne peut pas faire confiance.
Tous les sports sont porteurs de valeurs, et je ne connais pas une discipline qui motive ses pratiquants à transgresser les bonnes moeurs et les valeurs qui concourent à former la personalité de chaque être humain.
En judo nous avons la chance de pouvoir afficher sur nos murs la plupart des règles qui nous régissent et auxquelles il convient de s'associer et surtout d'appliquer autant sur le tatami que dans la vie courante avec nos amis, nos voisins, et avec nos partenaires de club ou nos adversairres de randori.
L'esprit est un processus mental et permet de penser, qui est propre à l'homme, et lui donne entre autres facultés, la vivacité, la finesse, l'humour et.. etc..
A l'esprit s'attache le mental donc qui n'a pas d'esprit, n'a pas de mental et pour celui qui professe une telle afirmation, on peut se poser la question de savoir lequel des deux est dénué, et d'esprit et de mental. 
Si  j'avais un conseil a donner à ces pratiquants, en toute amitié, c'est de lire ou relire deux excellents ouvrages écrits par un grand Monsieur qui fut Président du Collège des Ceintures Noires Jean-Lucien JAZZARIN ils y trouveraient bien des réponses à leur moi personnel.
 

Que dire sur le mental ? Beaucoup de judokas l'emploient pour juger d'autres judokas et bien souvent ce ne sont pas des novices, des kyus, mais des Ceintures Noires parlant d'autres Ceintures Noires de même grade ou plus gradés.
L'esprit et donc le mental chez les boudhistes est assimilé à un sixième sens on peut donc considérer que les jugemnts émis par ces personnes qui doivent avoir perdu leur sixième sens, n'ont que très peu de valeur et ne font pas honneur au grade qu'ils portent fièrement.
il ne faut  evidemment pas généraliser, on rencontre dans notre sport de grands Monsieur de vrais maîtres qui ne parlent pas a tort et à travers. Ce sont des enseignants de haut niveau qui savent de quoi ils parlent et qui sont d'une simplicité époustouflante. Dans leur attitude comme dans leur façon d'être ils respirent la simplicité et le désir de communiquer, d'enseigner, de transmettre leur savoir. Ils ne s'interresent pas au grade ni au mental, ni à l'esprit de celui ou celle qui est sur le tatami en demande de savoir seul importe à ces personnages que le désir de transmettre leur savoir le plus simplement possible.
On est loin des quelques critiqueurs pour qui l'autre et surtout celui qui n'est pas dans la même communion d'esprit deviens celui qui n'a pas l'esprit, le mental et qu'ils affabulent aussitot d'un quolibet : " celui là .. c'est une bille ".
Depuis que je pratique, 62 ans, et que je professe, 37 ans, j'en ai connu de bons, de trés bon, de médiocres, et d'autres et je me suis toujours défendu de devenir c'est être qui sait tout qui le transmet avec morgue et condécendence car je sais que plus on sait moins on sait et que le savoir s'apprend tous les jours, même de ceux qui sont dans la phase d'apprentissage.
je ne parle pas des judokas japonais qui sont nos références à tous et même si ceux ci, n'ont jamais été fréquentés a titre personnel ils font partie de notre vie de judokates et judokas. Ils sont ceux qui détiennent le vrai savoir, à l'asiatique, mais nos maîtres à nous n'ont pas grand chose a leur envier.
Et pour terminer mon propos, je méditerais encore sur une phrase du Poête libanais : Kalil GIBRAN: " nul ne peut atteidre l'aube sans passer par le chemin de la nuit " on peut aussi traduire cela par " nul ne peut atteindre la connaissance sans passer par le chemin de l'étude et la pratique "