JUDO de FRANCE Les plus belles victoires sont celles que l'on gagne sur soi-même
Carcassonne
0643446571

Un peu d' histoire et pour ne pas oublier

Pratiquer le Judo est une chose banale, l'apprendre et le comprendre en est une autre, plus complexe.
Le Judo met en ordre de marche notre vie, la façon dont nous la vivons, la ressentons, elle nous postitionne au sein de la socièté et participe au façonnage de notre personalité.
C'est un long chemin fait de hauts et de bas, de bosses et de trous. Ce cheminement est long et ingrat et souvent il nous conduit dans une impasse qui, si nous sommes sincéres et avides de connaissances, nous force a nous battre contre nous même pour en sortir. Ne nous abaissons pas à fréquenter la médiocrité car c'est une maladie contagieuse.
Le judo en France n'est pas né spontanément il a été inplanté grace a trois personnes Moshe FELDENKRAIS, Soho AWAZU et Mikinosuke KAWAISHI.
Il y a quelques années Sensei AWAZU a donné une interwiev qui aujourd'hui est encore un peu d'actualité a vous de juger. Pour nous au judo de france nous pensons qu'il y a deux sortes de pratiquants, les judoekas dits ludiques et les combattants. Les premiers ne veulent pas s'affonter en des joutes physiques mais travailler plus technique, plus soft en des randoris ou seule ne compte que la beauté du geste accompli sans enlever en quoi que ce soit l' esprit combattant 
 
L' interview de Maitre AWAZU de 2010
 
Fidèle aux principes élaborés par Maitre Jigoro KANO, Maitre AWAZU 9ème dan, un peu désabusé peut êtreaffirme toujours la nécessité de travailler selon la règle fondamentale " Sin Tai Jin ", Esprit, Corps, Pratique.
A l'époque de cette interview  Maître AWAZU était en France depuis plus de 40 ans. Elève au Budokaï avec Maître Kurihara, Maître Kawaishi qui était aussi son éléve, lui a demandé d'envoyer quelqu'un pour enseigner. Maître Kurihara m'a proposé et je suis venu.
 

Interview 1
Soho AWAZU

Q: Quelle était la situation du Judo à cette époque ?
 
Awazu : Il y avait déjà environ 200 ceintures noiresnet des judokas dans toutes les grandes villes, mais pas d'organisation.Nous avons mis sur pied l'équipe nationale, organisé des démonstrations régionales et en décembre 1951 les premiers championnats d'Europe.
 
JUDOKAS OU COMBATTANTS ?
 
Q : Qu'avez-vous pensé de la pratique du judo ?
 
Awazu : J'ai d'abord trouvé que les pratiquants n'étudiaient pas assez la technique. Ils étaient déja ceintures noires, mais à la base du judo il y a beaucoup de mouvements à travailler,et c'est cette recherche technique qui doit primer.S'il n'y a que la force, ce n'est pas interressant,et surtout, on ne repecte pas l'idée maitresse du judo, qui est qu'on doit toujours progresser, s'améliorer. Selon Maître Jigoro KANO; un bon résultat s'obtient avec un minimum de force mais cela nécécite des années de travail .....Alors si quelqu'un est physiquement fort, s'il gagne des médailles, va-t-on dire  que c'est un bon judoka, ou seulement un bon combattant ? C' est le problème qui se pose actuellement au niveau mondial : le judo, pour moi, c'est d'abord la technique. On ne prend pas assez de temps pour l'entrainement, il y a beaucoup de compéttions, de championnats, alors le physique remplace petit à petit le travail. Si dans les compéttions, on applique que la force, on ne sait plus travailler à droite et à gauche, en avant et en arrière. Néamoins, on considère les palmarés, on pense que le judo est positif, or c' est faux.Les résultats ne rprésentent pas tout.
 
Q: Quelles sont selon vous les causes de cette évolution ?
 
Awazu : je pense que c'est dû à un manque d'éducation, par là j'entends la pratique, mais aussi l'esprit dans lequel on travaille. une technique doit être répétée encore et encore, il faut une grande patience ! Je connais l'équipe nationale depuis 40 ans. C'est vrai qu'il y a eu des progrés au niveau des résultats....
 
Q : Maisau niveau technique ?
Awazu : Eh bien, cela il m'est difficile de répondre, n'est ce pas, c'est un problème.
 
Q: Pourtant il y a un entrainement quotidien, des entraineurs qualifiés, alors que manque-t-il ?
Awazu : L' entrainementaujoud'hui n'est plus le même qu'autrefois. Même les japonais commencent à manquer de technique, comme je le disais, c'est un manque de temps.
 
Q : Mais on s'entraine tous les jours à l' INSEP.
Awazu : Disons alors de qualité de travail ... pour vraiment étudier, il ne suffit d'être présent.Autrfois les élèves étaient peu nombreux, on ouvait travailler individuellement, en fonction des problèmes de chacun. Maintenant il y a beaucoup de combattants, et avec 40 ou 50 personnes il est difficile de corriger ou conseiller sur des points de détail, qui sont importants, comme une position de pieds, par exemple.N'oublionspas que Maître Jigoro Kano, un mouvement c'est tout à la fois corps, esprit, technique : Shin, Jin, Taï
 
Q : C'est l'esprit qui diffère ? La technique ?

A SUIVRE  2 et 3